Adieu la France

Adieu la France

GUERRE FRANCO THAI (1940-1941)


GUERRE FRANCO THAI (1940-1941)

 

 

 

J'avoue que je ne connaissais pas ce fait de guerre :

  

 

Guerre franco-thaïlandaise ou les morts oubliés

  

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La guerre franco-thaïlandaise (1940-1941) a opposé la Thaïlande du général Plaek Pibulsonggram, plus connu sous le nom de Phibun, et la France de Vichy dans la péninsule indochinoise.

  

 

 

Après la déroute française de 1940, le premier ministre thaïlandais Phibun entrevoit une chance pour la Thaïlande de récupérer les territoires abandonnés à la France durant le règne de Chulalongkorn (provinces de Melou Prei et de Tonlé Repou en 1904, et provinces de Battambang, de Sisophon et de Siem Reap en 1907, toutes rattachées au Cambodge), et de venger les humiliations subies en 1893 (rattachement du Laos à l’Indochine française) et 1904.

  

  

  Déclenchement des opérations

                                                                             

Après des manifestations nationalistes et anti-françaises à Bangkok, des escarmouches frontalières se succèdent le long du Mékong. 

L’aviation thaïlandaise, supérieure en nombre, bombarde de jour Vientiane, Sisophon, et Battambang en toute impunité. Les forces aériennes françaises tentent des raids en représailles, mais les dégâts causés à la Thaïlande sont bien moindres.

 L’amiral Jean Decoux, gouverneur général d’Indochine, reconnaît d’ailleurs que les aviateurs thaïlandais pilotaient comme des hommes ayant plusieurs campagnes à leur actif. En décembre 1940, la Thaïlande occupe Pak-Lay et le Bassac.

  

 



Début janvier 1941, le Burapha Thai et les armées Isaan lancent une offensive sur le Laos et le Cambodge. La résistance française est immédiatement en place, mais de nombreuses unités sont surpassées par les forces thaïlandaises, mieux équipées. Les Thaïlandais occupent rapidement le Laos, alors qu’au Cambodge la résistance française est meilleure.

Le 16 janvier, la France lance une large contre-offensive menée par le 5e régiment étranger d'infanterie sur les villages thaïlandais de Yang Dang Khum et de Phum Préav, où se déroulent les plus féroces combats de la guerre. La contre-attaque française est bloquée et s’achève par une retraite, mais les Thaïlandais ne peuvent poursuivre les forces françaises, leurs chars ayant été cloués au sol par les canons anti-char français.


 

  

Officiers Thailandais

  

  

  

  

 

  

 Légionnaires montent au front sur la frontière cambodgienne (Janvier 1941).

  

  

  

 

Les corps des légionnaires tués au combat de Phum Preav.

  

  

 

 

Les Légionnaires capturés par les Thaïlandais lors du combat de Phum Preav arrivent à la gare Hua Lamphong de Bangkok

  

 

 

  

  

  Bataille de Koh Chang.

  

 

  

  

  

Alors que la situation à terre est critique pour la France, l’amiral Jean Decoux donne l'autorisation à l'amiral Terraux, commandant la Marine en Indochine, d'exécuter une opération contre la Marine thaïlandaise.

L'ordre est donné aux navires de guerre disponibles d’attaquer dans le golfe de Thaïlande. Une reconnaissance aérienne est effectuée le 16 janvier à Satahib (pointe Est de la baie de Bangkok) et à Koh Chang.

  

 



Au matin du 17 janvier 1941, le « groupe occasionnel », flotte de circonstance formée du croiseur Lamotte-Picquet, des avisos coloniaux Dumont d'Urville, Amiral Charner et des avisos Marne et Tahure, placé sous le commandement du capitaine de vaisseau Régis Bérenger, commandant le croiseur Lamotte-Picquet, attaque les navires thaïlandais à Koh Chang.

 

 

  

 

 

Le croiseur Lamotte-Picquet, principal batiment de l'escadre française...

  



Bien que la flotte ennemie la surclasse en nombre — et de loin —, l'opération de la marine française, menée avec brio, s'achève par une victoire complète. À l'issue du combat, qui dure presque deux heures, le bilan est lourd côté thaïlandais. Les torpilleurs Chomburi et Songkla sont coulés. Le garde-côtes cuirassé Dombhuri chavire, en flammes. Une bonne partie de la flotte de guerre thaïlandaise est détruite.

 

 

  

 

  



Le bilan des pertes humaines diverge selon les sources. Selon la marine française, plus de 300 hommes sont morts du côté thaïlandais et il n'y a guère que 80 survivants.

C'est une victoire importante: la bataille de Koh Chang est la dernière bataille navale remportée par la France et la seule victoire navale remportée par la France au cours des deux guerres mondiales.

  

Quelques photos prises lors de notre séjour  à Koh CHANG

  

Le monument dédié aux marins morts durant cette bataille, il se trouve à l'extrème sud de l île, sur une trés jolie plage, on peut y accéder trés difficilement par une route plutot dangereuse.

Dommage, le site est trés mal entretenu.

  

  

  

  

  

Noms des marins Thailandais tués durant cette bataille

  

  

  

 

 

 A TRAT sur le continent, on peut également visiter un petit musée consacré à cette bataille

  

 

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Maquettes des 3 navires détruits par la marine française

 

 

 

  

La guerre fait selon certaines sources environ 3 400 morts. Ce bilan diverge selon les sources.

Le Japon, désireux de s'assurer la collaboration militaire de la Thaïlande, intervient rapidement en médiateur dans le conflit. Un ultimatum impose d'abord aux deux belligérants un armistice, proclamé le 28 janvier. Le 9 mai, la France, sous contrainte japonaise, signe un traité de paix, par lequel elle abandonne les provinces de Battambang et Siem Réap, prises au Cambodge, de Champassak et Sayaburi (prises au Laos qui cède ainsi les territoires sur la rive droite du Mékong) soit un territoire de plus de 50 000 km2 habité par 420 000 personnes. Ce traité est suivi d’un autre entre la France et le Laos le 21 août.

  

Les territoires annexés par la Thaïlande ne sont restitués à la France qu'en novembre 1947, qui ne les conserve pas longtemps, car les territoires d'Indochine obtiennent l'indépendance peu après. La faiblesse que la France a révélé est un des facteurs de cette décolonisation.

  

 

  

 

  

  

  

Concernant la première guerre mondiale, j ai trouvé ce petit article 

 

 

Je ne savais pas non plus que la Thailande avait déclaré la guerre à l'Allemagne





 

Troupes siamoises défilant à Paris le 14 Juillet 1919

Bien que le Siam ne soit pas concerné par laPremière Guerre mondiale, le roiRama VI décide de l'y engager dans l'espoir d'obtenir la fin destraités inégaux. Le pays déclare la guerre à l'Allemagne et à l'Autriche-Hongrie le22 juillet 1917. Son armée saisit plusieurs navires allemands et un petit corps expéditionnaire est envoyé en Europe. Cette action permet au Siam de figurer parmi les vainqueurs de la guerre auTraité de Versailles et parmi les fondateurs de laSociété des Nations.

   

 

   Drapeau de guerre siamois créé pour le conflit, recto verso

  

Lorsque le Président des États-UnisWoodrow Wilsondéclara la guerre à l'Allemagne en avril 1917, il était clair que l’entrée en guerre des Américains aux côtés de l’Entente rompait l'équilibre au détriment des puissances centrales (Allemagne, Autriche-Hongrie, Bulgarie et Empire ottoman).

 

 

Resté à l'écart du conflit, le roi Vajiravudh (Rama VI) examina les opportunités que celui-ci lui offrait. Bien que le Siam soit resté neutre depuis le début de la Première Guerre mondiale en août 1914 et que le pays jouisse de relations amicales avec l'Allemagne, Rama VI trouva avantageux de lier son sort à celui des puissances alliées.

Le monarque était convaincu que la participation du Siam serait « une excellente occasion pour nous d'obtenir l'égalité avec les autres nations », le Siam ayant souffert des visées impérialistes tant des Britanniques (cession de quatre provinces du sud par leTraité anglo-siamois de 1909) que des Français avec la perte duLaoset duCambodge.

En outre, le Siam ayant été contraint d'accepter des droits d’extraterritorialitépour les citoyens de pays comme la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis, le Roi Rama VI espérait que la participation siamoise à la guerre permettrait une révision de cestraités inégaux. 

 

  

  

Le22 juillet 1917, malgré les réticences de certains membres du gouvernement royal, le roi Vajiravudh (Rama VI) déclara la guerre à l'Allemagne et à l'Autriche-Hongrie, le Siam saisissant immédiatement et, plus tard, conservant à titre de dommages de guerre pas moins de 11 navires appartenant à la compagnie “North German Lloyd” (LGN).

  

  

Le Siam envoya en Europe une petite force expéditionnaire, sous le commandement du général Phya Pijaijarnrit (par la suite promu au grade de lieutenant-général et connu sous le nom de Phya Devahastin). Composée de 1284 volontaires et comportant un contingent de l'armée de l’Air, elle devait servir avec les forces britanniques et françaises sur le front occidental.

Les Siamois arrivèrent en 1918 et le personnel de l’armée de l'Air commença à se former dans les écoles française de pilotage d’Avord et d'Istres. Plus de 95 hommes furent brevetés pilotes et certains furent envoyés à l'école de bombardement duCrotoy, à l'école de reconnaissance deLa Chapelle-la-Reine, à l'école de tir deBiscarosse, et à l’école de chasse dePoix. Selon certaines sources, les pilotes effectuèrent leurs premières sorties dans les dernières semaines de la guerre, bien que d'autres soutiennent que les Siamois ont terminé leur formation trop tard pour y participer.

Il existait également une unité médicale comprenant des infirmières ; elles furent, selon des sources thaïlandaises, les seules femmes à servir dans les tranchées du front occidental.

 

 

 

 

Un mémorial fut érigé en l'honneur du corps expéditionnaire àBangkok, sur Sanam Luang (à l’angle près du musée national). Y figurent les noms des 19 soldats tués sur le front occidental. 

 

  

.Source Wilkipedia

 

 

 

Pour en revenir à la bataille de Koh Chang, j'ai trouvé cet article.  

 

 Bataille de Koh Chang, "Victoire Thailandaise"????

 

source http://thailande-fr.com/culture/livres/22717-koh-chang-victoire-thailandaise?utm_source=Thailande-fr+Newsletter&utm_campaign=154b2138de-thailandefr+newsletter+Sunday&utm_medium=email#axzz2ITSj0GSk

 

le 17 janvier 2013 a été l’occasion de commémorer le 72e   anniversaire de la bataille de Koh Chang qui opposa les marines française et thaïlandaise.

Pour ceux qui connaissent l’Histoire, certainement, mais pour les autres de nos compatriotes, qui se souvient ou qui se soucie encore de cette bataille du 17 janvier 1941 qui opposa non loin des côtes du Cambodge la France à la Thaïlande dans ce qui fut, rappelons-le quand même, la seule victoire navale flotte contre flotte des deux guerres mondiales réunies à mettre au crédit de notre pavillon ?

Car au regard de l’inexistence chez nous des manifestations officielles qui commémoreraient partout ailleurs un tel fait d’armes, on peut légitimement se poser la question. Et nonobstant les liens du sang qui nous unissent à la Mère patrie, on ne peut qu’être dubitatif quand l’on assiste aux célébrations festives qui accompagnent ce même anniversaire dans cette belle Thaïlande où les pas de l’expatriation nous ont porté.

De fait, si l’on prend la peine de s’informer auprès du site officiel en français de l’Office National du Tourisme de Thaïlande*, celui-ci précise qu’en face de l’île de Koh Chang, dans la petite ville de Laem Ngop – où se trouve un musée tout à la gloire de la marine thaïe et dont la construction simule un vaisseau de guerre –, se tiennent tous les ans pour célébrer cet événement, du 17 au 23 janvier, « des expositions navales et gouvernementales ainsi que des spectacles populaires folkloriques et culturels ».

 

 

Près d’une semaine de festivités, rien de moins !

 

Sur le même site, on peut aussi lire en préambule explicatif de cette liesse :

« Un conflit ouvert éclata contre les Français le 17 janvier 1941 au cours de la Guerre d’Indochine, lorsqu’un escadron de marine français fit une incursion dans les eaux territoriales thaïes, à laquelle répondit une flottille thaïe. Ce conflit fut connu sous le nom de Bataille Navale de Koh Chang. Les Thaïs remportèrent la victoire tout en perdant trois navires et plusieurs vies.Le 17 janvier est fêté chaque année pour commémorer les héros navals qui sacrifièrent leurs vies pour protéger leur pays. »

Concis, explicite. Résumée à une bataille, la guerre franco-thaïe de 1940 – 1941 voit l’agression française refoulée et donc la victoire de la Thaïlande. Et pour ne pas être en reste, le Victory Monument de Bangkok, érigé fin 1941, affirme dans un bel élan mussolinien tout l’orgueil de cette victoire à qui peut encore admirer son martial obélisque sous l’enchevêtrement de béton des voies de circulation surélevées.

  

 

N’importe quel quidam peut pourtant savoir, s’il s’intéresse un tant soit peu à l’honnête déroulement des faits, que la Thaïlande était l’agresseur et que, ce 17 janvier 1941, la France d’Indochine envoya l’escadre thaïe par le fond à Koh Chang, mettant ainsi fin aux velléités de son turbulent voisin et conséquemment aux hostilités.

 

Une bataille oubliée en France, mais pas en Thaïlande

 

Parce qu’au juste il semble bien que seules les autorités thaïlandaises aient conservé la mémoire de cette guerre insolite. Et, assurément, elles méritent un satisfecit d’opiniâtreté à revendiquer – sans discontinuer depuis 1941 – la victoire de ce qui fut son évident point d’orgue, la bataille de Koh Chang.

En France, il faut avoir de bons yeux – et de la pugnacité ! – pour dénicher dans quelque recoin du territoire une plaque indiquant une venelle ou un square excentré qui veuille bien rappeler ce morceau de bravoure de notre histoire. Notons bien qu’au sein de la Marine nationale elle-même, aucun bâtiment ne porte son nom, encore moins celui de son artisan, le commandant Béranger, et que sa relégation y est telle qu’un conférencier de son association des officiers de réserve (ACORAM) a pu rappeler récemment** que « cette victoire est très peu connue, même des marins et ne fait l’objet d’aucune célébration. »

Et pourtant des victoires navales, si on ne veut pas remonter à des temps immémoriaux, la France n’en compte pas pléthore !

À quoi donc alors attribuer alors cette curieuse amnésie du vainqueur ? Cette victoire qu’on nous cache si bien, jamais honorée et qu’aucun manuel scolaire ne rappelle souffrirait-elle d’une tare originelle ? 1941… Vichy, Pétain ? Mais oui, le voilà le motif de cette aphonie bien singulière !

En 1941, l’Indochine attaquée par la Thaïlande était sous le gouvernorat de l’amiral Decoux. Celui-là même qui eut le mauvais goût de ne reconnaître l’autorité de De Gaulle qu’après la libération de la métropole. Alors, que voulez-vous, la gloire d’une victoire – ainsi que l’honneur des marins et des officiers qui y ont contribué –, fut-elle exceptionnelle tant par son symbole que par sa rareté, ça ne vaut pas bien cher face à cette fatale erreur de protocole !

En ces temps d’inversion des valeurs où la « repentance » est reine, il apparaît plus aisé à un Président de la République française de se recueillir à Alger devant la plaque commémorative dédiée à un traître à sa patrie que de se souvenir de la vaillance de ces braves militaires qui, ne faisant que leur devoir et n’ayant pas choisi leur affectation, étaient pourtant en droit d’attendre, eux, la reconnaissance de la nation ! Mais ceux-là, peu avisés sans doute, ne pouvaient augurer que leur bravoure serait occultée au profit d’une Histoire officielle toujours revisitée dans un pays qui perdrait jusqu’à ses repères les plus essentiels.

 

Au contraire d’une Thaïlande dont la ferveur patriotique n’est plus à démontrer.

Alors, cette semaine, faisons la fête sans complexes, filons à Laem Ngop, dansons, graillons, dévorons les brochettes de cul de poulet jusqu’à plus , et trinquons avec nos amis thaïs à leur victoire bien méritée !

Un triste épisode peu connu de la guerre franco-siamoise de 1940-41 :

La persécution des chrétiens du Siam.

     Les défaites de la France et de la Grande-Bretagne dans l’Europe de 1940 ont provoqué l’effacement de leur influence sur le théâtre asiatique.
Le Siam va alors chercher à se rapprocher du Japon, nouvelle puissance de la région.
Il va également profiter de l’affaiblissement de la France et de la perte de son prestige auprès des populations protégées de l’Union Indochinoise, pour relancer le problème de ses frontières avec le Laos et le Cambodge. Les douloureuses concessions territoriales et retraits de 1905 et 1907 ne sont toujours pas oubliés.
Nouvel homme fort du régime à Bangkok, le premier ministre Plaek Phibulsongkram lançait son pays dans une ère de changement. Le Siam devenait Thaïlande en 1939, un ordre nouveau était instauré et le pays devait se retrouver rassemblé autour d’un nouveau nationalisme culturel et religieux.
Le bouddhisme devait être respecté par tous, et les autres religions devenaient suspectes.
Le catholicisme en particulier, religion de l’ennemi français, va être pourchassé. D’autant plus, qu’il est solidement installé dans la région du Nord-Est (pays Isan), où les populations d’origine lao sont nombreuses et qui est au premier plan face aux troupes ennemies indochinoises installées sur l’autre rive du Mékong.
Dès l’automne 1940, une série d’incidents et de coups de main opposera les deux protagonistes, retranchés de chaque côté du grand fleuve. Pour les autorités siamoises, les communautés chrétiennes aident de leurs renseignements les troupes ennemies et sont donc suspectes.
Les missionnaires français seront persécutés : les Révérends Pères Chancelière, Ollier et Tapir seront molestés. Le Père Durand, pourtant âgé de 63 ans, sera jeté en prison.
Spectacle odieux, certains seront promenés dans des cages et livrés aux injures d’un public goguenard. La majorité d’entre eux seront expulsés vers Saïgon.

 

     Mais le plus horrible allait survenir dans la région Isan à Ban Song Khon, près de Mukdahan, au bord du Mékong. Le Père Paul Figet, responsable religieux de la région, avait été expulsé, mais les villageois demeuraient fidèles à leur foi chrétienne.

 

 

La police locale alors intervint et accusa l‘instituteur de la paroisse, le pauvre Philippe Siphong Onphitak de continuer à encourager les villageois dans leur croyance.
Il fut alors tué par les policiers le 16 décembre. Il avait 33 ans.
Outrés par cet assassinat, les villageois se regroupèrent autour de leur église et de deux sœurs de la Sainte Croix, sœur Agnès Phila et sœur Lucia Khambang. Bousculées et harcelées par leurs bourreaux, elles refusèrent de renier leur foi.
Et c’est le lendemain de Noël, le 26 décembre 1940 qu’elles furent emmenées vers le cimetière du village où elles furent fusillées, en compagnie d’une croyante et de trois jeunes chrétiennes de 14, 15 et 16 ans.
Connus désormais pour toujours sous le nom des 7 martyrs de Song Khon, ils seront béatifiés le 22 octobre 1989 par le pape Jean Paul II.

 

 

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Le mausolée de Ban Song Khon.

     Un imposant mausolée de porphyre rouge contenant les représentations momifiées des victimes sera construit à l’emplacement de leur martyre, 25 km au nord de Mukdahan. 

 

 

 

François Doré.
Le Souvenir Français de Thaïlande.


16/06/2013
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